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Nuisance : silice

La silice (SiO2) est un minéral très répandu dans la croute terrestre. C’est l’une des principales composantes du sable, de la roche et des minerais.
Le quartz est la forme la plus répandue et la variété la plus silicogène. D’autres formes incluent la cristobalite, la tridymite et le tripoli.

 
NOM
N°CAS
N°EINECS
Cancérogène par le *CIRC
Silice cristalline
 
 
 
Cristobalite
14464-46-1
238-455-4
CIRC 1
Quartz
14808-60-7
238-878-4
CIRC 1
Tripoli
1317-95-9
 -
-
Tridymite
15468-32-3
239-487-1
-
Silice amorphe
 
 
 
 
Fumées de silice non cristalline
112945-52-5
231-545-4
-
Gel de silice
112926-00-8
 -
-
Terre de diatomée non calcinée**
61790-53-2
212-293-4
CIRC 3
Silice vitreuse
60676-86-0
262-373-8
CIRC 3
Terre de diatomée calcinée
68855-54-9
272-489-0
CIRC 3

*CIRC ; Centre International de Recherche sur le Cancer :
Groupe 1 : l'agent (ou le mélange) est cancérogène pour l'homme
Groupe 2A : l'agent (ou le mélange) est probablement cancérogène pour l'homme
Groupe 2B : l'agent (ou le mélange) est un cancérogène possible pour l'homme
Groupe 3 : l'agent (ou le mélange) ne peut être classé du point de vue de sa cancérogénicité pour l'homme
Groupe 4 : l'agent (ou le mélange) est probablement non cancérogène pour l'homme. Ce groupe ne contient qu'une seule substance.
 
**La terre de diatomée peut contenir naturellement jusqu’à 0.1 à 4% de silice cristalline.
La terre de diatomée calcinée (à haute température) peut contenir de 20 à 60% de cristobalite.
 
On retrouve la silice dans différents secteurs d’activité : travaux dans les mines et les carrières, fabrication de prothèses dentaires, taille de la pierre, fonderie, verrerie, cristallerie, bijouterie, industries de la céramique et de la porcelaine, industries des briques et des tuiles, travaux publics (travaux souterrains), réfection et démolition de fours industriels…
 

VME réglementaires de la silice cristalline (décret du 10 avril 1997) :
             -La valeur moyenne d’exposition de la silice, poussières alvéolaires de quartz, est de 0.1mg/m³.

Le comité scientifique d’experts chargé de construire les valeurs limites d’exposition professionnelles [SCOEL] recommande (novembre 2003) une VLEP abaissée à 0.05mg/m³ pour le quartz, ce qui permettrait de diminuer le nombre de cas de silicose dans les années à venir.
-La valeur moyenne d’exposition de la silice, poussières alvéolaires de cristobalite est de 0.05mg/m³. 
-La valeur moyenne d’exposition de la silice, poussières alvéolaires de tridymite, est de 0.05mg/m³. 
Selon les articles R4412-154 et R4412-155 du code du travail, la valeur limite d’exposition professionnelle correspondant au mélange des différents types de silice existants est fixée par la formule suivante :
Cns/Vns + Cq/0.1 + Cc/0.05 + Ct/0.05 inférieur ou égal à 1
Cns : Concentration en poussières alvéolaires non silicogènes
Vns : Valeur limite moyenne de concentration en poussières alvéolaires non silicogènes
Cq : Concentration en quartz
Cc : Concentration en cristobalite
Ct : Concentration en tridymite
La silice amorphe est considérée comme une poussière réputée sans effet spécifique avec une valeur moyenne d’exposition de 10mg/m³  pour la fraction inhalable et 5mg/m³  pour la fraction alvéolaire.
 

Classification CMR (CE) : Non.

Les travaux exposant aux poussières minérales renfermant de la silice cristalline sont des travaux reconnus cancérogènes pour les poumons (décret n° 2003-286 du 28 mars 2003 révisant et complétant les tableaux des maladies professionnelles) :
Tableau de maladies professionnelles n°25, « affections consécutives à l'inhalation de poussières minérales renfermant de la silice cristalline (quartz, cristobalite, tridymite), des silicates cristallins (kaolin, talc), du graphite ou de la houille »
 
Classification CIRC : inhalée sous forme de quartz ou de cristobalite de source professionnelle : cancérogène du groupe 1 (certain pour l'homme).

Mode de pénétration : pulmonaire par inhalation.

Effets sur la santé :

  • Silice cristalline

Possibilité de silicose pulmonaire : pneumocconiose fibrogène résultant de l'inhalation de particules de silice cristalline libre respirables. Son apparition est fonction de la quantité de silice cristalline libre, de la durée de l'exposition et de la granulométrie des particules. Signes cliniques tardifs et non spécifiques. Diagnostic de certitude : examen anatomopathologique pulmonaire.
Risque accru de cancers broncho-pulmonaires primitifs parmi les sujets silicosiques. 

  • Silice amorphe 
Elle a une toxicité faible. Il n’existe pas d’indication d’un pouvoir silicogène et n’est pas classé cancérogène par le CIRC.
Possibilité d’irritation et de déshydratation des muqueuses du nez et de la gorge lors d’inhalation. Des pathologies respiratoires telles que l’asthme ou la bronchite peuvent être aggravées lors de l’exposition à des silices amorphes.
Le contact cutané et oculaire peut aussi engendrer des irritations.
Elle est relativement soluble dans les liquides biologiques et donc faiblement bio-persistant.
La terre de diatomée (silice amorphe non synthétique) non calcinée peut contenir naturellement jusqu’à 0.1 à 4% de silice cristalline et la terre de diatomée calcinée (à haute température) peut quant à elle contenir de 20 à 60% de cristobalite.
 
 
 
 
Activités exposantes :
 
1-Tableau récapitulatif des activités exposantes ou pouvant exposer à la silice cristalline
– extrait des *Fiche d’Aide au Repérage des produits cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques.
  
Métiers
N° FAR*
Présence
de silice cristalline
Activités,
Sources d’émissions
Commentaires
-Fabrication de verre plat ou technique
5
certaine
-Préparation et mélange des matières premières
Composant principal du verre
Possible
-Finition des pièces (dépolissage, polissage, gravage, traitements spéciaux)
Présence dans certaines pâtes à polir
-Industrie des pâtes à papier et carton
6
Possible
-Entretien et nettoyage des équipements
Exposition possible lors des opérations de récupération des cendres de certains types de chaudières (à lit fluidisé de sable)
-Fonderie d’aluminium
7
Certaine
-Fabrication des moules en sable et des noyaux
/
Certaine
-Décochage
Les chocs thermiques répétés accentuent la dangerosité de la silice
Exceptionnelle
-Décapage des moules
Exposition lors du sablage des moules métalliques
-Peintres en bâtiment
8
Certaine
-Rénovation (ponçage, décapage, sablage)
Présence possible dans les abrasifs (sable) utilisés pour le décapage ou dans les poussières émises par le décapage (à sec ou à l’humide) du support (béton, pierre, parpaings…)
-Maçon fumiste
10
Possible
-Entretien et ramonage (fours, conduits de cheminée)
/
Certaine
-Réfection et lors de la démolition des éléments
Constitutifs des parois (briques réfractaires)
-Fabrication de peintures
12
Possible
-Préparation des mélanges (pesée, chargement, empâtage, broyage et dispersion
Utilisée sous forme pulvérulente en tant que charge
-Porcelainerie
13
Certaine
-Préparation de la pâte
Risque d’exposition lors du chargement du malaxeur
Certaine
-Préparation de l’émail
Risque d’exposition lorsque l’émail est sous forme de poudre (réception, mélange, émail séché)
Certaine
-Espassage
Risque accru si utilisation d’air comprimé pour le nettoyage des éléments à sec
Certaine
-Finissage
Risque accru si le retrait de matière (ébavure, grattage) a lieu à sec
Certaine
-Useur de grain, polissage
Risque accru si ces opérations se font à sec
-Faïencerie
14
Certaine
-Préparation des pâtes
Risque d’exposition lors du chargement du malaxeur
Possible
-Séchage naturel, cuisson du biscuit
Exposition possible lors de la récupération des supports ou des pièces
Certaine
-Ponçage, ébavurage
Niveau d’exposition plus faible si travail en milieu humide
Certaine
-Préparation de l’émail
Présence dans les poudres servant à la préparation de l’émail
Certaine
-Nettoyage et entretien des postes de travail
Poussières sur les établis, les supports des éléments et les sols
-Fonderies de fonte et d’acier
20
Certaine
-Sablerie
Préparation des sables
Possible
-Fabrication des moules et des noyaux
Exposition possible lors de la fabrication de moules à usage unique en sable
Certaine
-Décochage, débourrage
Exposition lors des opérations d’enlèvement du noyau ou de l’
Certaine
-Ébarbage
Présence due à des sables résiduels des moules
Possible
-Réfection des poches et creusets
Présence dans les matériaux réfractaires
Exceptionnelle
-Décapage des moules
Exposition possible lors des opérations de grenaillage des moules métalliques pour une réutilisation ultérieure
-Métiers du bois
21
Possible
-Rebouchage
Présence de certaines pâtes à bois
-Métiers de la peinture
22
Possible
-Transvasement et préparation des peintures, application (pulvérisation, pinceau, rouleau, trempage), ponçage
Utilisée en tant que charges dans certaines peintures
-Prothésiste dentaire
24
Certaine
-Confection d’un modèle en matériau réfractaire
Quartz et cristobalite présents dans les revêtements réfractaires
Certaine
-Démoulage de la prothèse
Exposition lors de la casse du moule
Certaine
-Sablage de la prothèse
Présence de réfractaire résiduel sur la prothèse et enrichissement de l’abrasif en cas de recyclage
Possible
-Opération de finition (tronçonnage, grattage, ébarbage, meulage, polissage)
Exposition lors de l’utilisation de pâtes à polir, de ponces et d’outils de finition (meulette…), composés d’abrasifs à base de silice cristalline, ou lors de la rectification de prothèses en céramique ou en porcelaine dentaire
-Soins dentaires
25
Possible
-Pose de prothèses et restauration dentaire
Présence dans certains ciments dentaires et éventuellement dans certains abrasifs constitutifs des outils de finition
-Fabrication de produits béton
27
Certaine
-Réception des matières premières, préparation béton, prises d’échantillons
Exposition liée à l’utilisation de sables ou de graviers et dépendant notamment de leurs granulométries et de leurs provenances
Très probable
-Finition des pièces (sablage, grenaillage, bouchardage, ébardage)
Emission sous forme de poussières lors des opérations de finition
-Nettoyage à sec
28
Possible
-Entretien et maintenance des équipements (mise à niveau et alimentation, raclage des boues, nettoyage du distillateur et des filtres, autres opérations)
Exposition possible dans les opérations de maintenance de certains filtres contenant des terres de diatomées
-Démolition de bâtiments non industriels
29
Certaine
-Préparation et installation du chantier
Exposition à des poussières de sable lors des opérations de terrassement (accès, baraques de chantier, sanitaires…)
Certaine
-Démolition (manuelles ou mécaniques, à l’explosif, écrêtage…)
Exposition à des poussières de matériaux de construction lors des opérations de démolition
Certaine
-Concassage de matériaux
Exposition à des poussières de matériaux de construction lors du concassage
Certaine
-Elimination des gravats (stockage et transport)
Exposition à des poussières de matériaux de construction lors de l’élimination des gravats
-Pose de revêtements routiers
30
Certaine
-Préparation des chaussées (rabotage)
Emise sous forme de poussières lors du rabotage des chaussées (abrasion des graviers enrobés)
-Fonderies d’alliages de cuivre
34
Très probable
-Fabrication de l’empreinte, du noyau et du moule
Exposition possible lors de la fabrication de moules ou noyaux à usage unique en sable
Certaine
-Décochage
Présence dans les poussières dégagées lors des opérations d’enlèvement du noyau
Très probable
-Entretien et nettoyage des équipements
Produits utilisés ou générés lors des différentes opérations et pouvant se retrouver sur les équipements. Les fibres céramiques peuvent notamment servir à isoler les fours
-Maintenance des réseaux d’eaux et de gaz
41
Très probable
-Travaux d’excavation
Exposition à des poussières lors des opérations d’excavation et de remblaiement (sable, argile, gravier…)
-Bijouterie et joaillerie
43
Certaine
-Confection d’un modèle
Présence dans les réfractaires utilisés dans les procédés de fonte à cire perdue
Certaine
-Démoulage
Exposition lors de la casse du moule
Possible
-Ebavurage et polissage de pièces (sablage, ponçage)
Présence résiduelle de réfractaire sur la pièce et enrichissement de l’abrasif en cas de recyclage
Possible
-Taille des pierres
Présence dans certains types de pierres (quartz, améthyste, péridot, forstérite, lapis-lazuli…)
Possible
-Opération de finition (polissage, nettoyage…)
Présence possible dans certaines pâtes, gommes, pains ou toiles à polir
-Ravalement et rénovation de façades
44
Certaine
-Décapage des surfaces avant travaux (chimiques, thermiques, mécaniques, lasers, jets à haute pression)
Présence possible dans les abrasifs (sable) utilisés pour le décapage ou dans les poussières émises par le décapage (à sec ou à l’humide) du support (béton, pierre, parpaings…)
Certaine
-Pose de revêtements extérieurs (isolation thermique, parement, bardage…)
Présence dans les poussières émises lors des opérations de fixation
Possible
-Application de peintures, résines ou enduits
Présence dans les enduits
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
2-Activités et sources d’émissions à la silice cristalline dans les métiers du bâtiment
-La silice est retrouvée dans bon nombre de matériaux de construction : abrasifs pour décapage par projection, brique et brique réfractaire, béton, parpaing, ciment et mortier, granit, grès, quartzite, ardoise, gunite, minerais, roche et pierre, sable, matériaux de remblayage et terre végétale, asphalte composé entre autres de roche ou de pierre…
-Les activités de construction susceptibles d’engendrer de la poussière dans le bâtiment sont:
.le décapage par projection d’abrasifs,
.le piquage, martelage et perforation de roches,
.le concassage, le chargement, le camionnage et le déchargement de roches,
.le sciage, le martelage, la perforation, le broyage et le piquage d’ouvrages de maçonnerie ou d’autres ouvrages en béton,
.la démolition d’ouvrages de maçonnerie ou d’autres ouvrages en béton,
.le balayage à sec ou le soufflage à l’air comprimé de poussières de béton, de pierre ou de sable,
.la construction routière,
.le balayage, le nettoyage et le démantèlement de l’équipement de chantier,
.le creusement, l’excavation et le déplacement de terres ayant une forte teneur en silice.
 
Voir aussi les FAR n°8, 10, 12, 21, 22, 27, 29, 41 et 44 du tableau ci-dessus.
 
 
Remarque : L’article R 234-9 du code du travail interdit l’exposition des femmes à certains travaux dont la silice : « Démolition des fours industriels comportant des matériaux réfractaires contenant de la silice libre - Nettoyage, décapage ou polissage au jet de sable, sauf lorsque ces travaux s'effectuent en enceinte étanche dont l'atmosphère chargée de silice libre est parfaitement isolée de l'air ambiant inhalé par l'opératrice. »
 
 
 
 
 
 

Niveau de risque
Tâches
Appareil de protection respiratoire
 
 
 
Risque d’exposition faible
(catégorie 1)
[>0.05 et jusqu’à 0.5 mg/m3 de silice sous forme de cristobalite et de tridymite]
[>0.1 et jusqu’à 1 mg/m3 de silice sous forme de quartz et de tripoli]
 
 
-perforation de béton ou d’une roche autrement que dan le cadre d’opérations de creusement ou de construction routière
-fraisage de l’asphalte sur les chaussées en béton
-chargement dans les trémies de sable siliceux (au moins 95% de silice) ou de farine de silice (sable fin au moins 95% silice)
-toute autre tâche sur un chantier nécessitant la manutention de matériaux contenant de la silice d’une manière susceptible d’entraîner l’exposition d’un travailleur à de la silice en suspension dans l’air
-pénétration pendant au moins 15min, à des fins d’inspection ou de prélèvement d’échantillons, dans un espace où se déroulent des activités de décapage par projection d’abrasifs ou d’enlèvements de mortier à sec, alors que de la poussière est visible en suspension dans l’air
-toute tâche accomplie dans un rayon de 25 mètres d’un espace extérieur où de la poussière chargée de silice est enlevée avec de l’air comprimé.
*Norme APF du NIOSH =10
 
-Demi-masque équipé de filtre à particules P3.
 
 
 
 
Risque d’exposition moyen (catégorie 2)
[>0.5 et jusqu’à 2.5 mg/m3 de silice sous forme de cristobalite et de tridymite]
[>1 et jusqu’à 5 mg/m3 de silice sous forme de quartz et de tripoli]
 
-enlèvement de matériaux réfractaires contenant de la silice à l’aide d’un marteau perforateur
-perforation de béton ou d’une roche dans le cadre d’opérations de creusement ou de construction routière
-coupage, broyage ou polissage de béton, de matériaux de maçonnerie, de granito ou d’autres matériaux réfractaires à l’aide d’outil électrique
-enlèvement de matériaux contenant de la silice à l’aide d’un outil électrique
-utilisation d’un outil électrique, à l’intérieur, pour piquer, mettre en morceaux et enlever du béton, des matériaux de maçonnerie, de la pierre, du granito ou d’autres matériaux réfractaires
-creusement (conduite d’un tunnelier, creusement proprement dit, pose d’un treillis ou autre revêtement intérieur)
-meulage de joint saillants et aplanissement de surfaces
-enlèvement de mortier à sec, à l’aide d’un outil de découpage électrique ou pneumatique
-nettoyage à sec de la poussière produite par des activités de décapage par projection d’abrasifs
-enlèvement à l’extérieur de la poussière de silice avec de l’air comprimé
Pénétration pendant plus de 15 minutes dans un espace où se déroulent des activités de décapage par projection d’abrasifs
*Norme APF du NIOSH =50
 
-Appareil de protection respiratoire équipé d’un masque complet avec filtres à particules P3
-Appareil à ventilation assistée avec filtres à particules équipé d’un masque complet P3
-Appareil respiratoire à adduction d’air équipé d’un masque ou demi-masque P3
 
 
 
Risque d’exposition fort
(catégorie 3)
[>2.5 mg/m3 de silice sous forme de cristobalite et de tridymite]
[> 5 mg/m3 de silice sous forme de quartz et de tripoli]
 
-décapage par projection d’abrasifs en utilisant un abrasif qui contient 1% de silice ou plus
-décapage par projection d’abrasifs d’un matériau contenant 1% de silice ou plus
*Norme APF du NIOSH >1000
 
-Appareil de protection respiratoire pour projection abrasive de type CE selon les normes du NIOSH, utilisé en mode de pression positive, équipé d’un demi-masque P3
-Appareil de protection respiratoire pour projection abrasive de type CE selon les normes du NIOSH, utilisé en mode de pression positive ou de pression à la demande, équipé d’un masque complet P3

 
*Norme APF NIOSH = norme de protection « assigned protection factor » établie par le National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH) américain. **vérifié que l’air comprimé employé pour alimenter les appareils respiratoires soit conformes aux exigences de la norme CAN/CSA Z180.1-F00
 
 
3-Activités et sources d’émissions de silice amorphe
La Silice amorphe est retrouvée comme charge de renforcement dans les polymères et les élastomères notamment dans les semelles de chaussures de sport et dans les pneumatiques, dans les aliments pour animaux, dans les pâtes de dentifrices, dans les cosmétiques, dans le secteur pharmaceutique, dans les peintures, dans les encres, dans certains textiles, dans l’industrie papetière des papiers spéciaux comme les étiquettes autocollantes,…
Elle est généralement d’origine synthétique.
 
 
 
Prévention générale:
Chaque fois que cela est possible, substituer la silice cristalline ou le procédé en générant par des produits ou procédés moins dangereux.
La silice présente un danger dans la mesure où l’on trouve en suspension dans l’air, des particules assez fines pour qu’elles puissent être inhalées (on les qualifie alors de « respirables »).
Eviter tout contact direct avec les produits sous leur forme pulvérulente :
-Eviter la dispersion des poussières / poudres.
-Ne pas respirer les poussières : nécessité d'une ventilation générale adaptée ainsi que d’un dispositif de captage efficace à chaque poste de travail.
Demi-masque de protection respiratoire P3 en cas d’exposition ponctuelle, en cas de forte exposition : masque à adduction d’air.
-Confiner ou isoler la source d’émissions –Tenir à l’écart les personnes ne participant pas aux tâches exposantes.
-Utiliser des outils équipés de mécanisme pouvant recueillir les poussières.
-Utiliser des outils sans silice lorsque cela est techniquement possible : meules (pas en grès) en carborundum, en corindon ou en plastique, grenailles en acier…
-Utiliser des procédés à l’eau (en particulier le coupage, broyage, forage…).
-Porter des gants adaptés (en nitrile ou en néoprène doublés de jersey), et des lunettes fermées.
-Procéder à un nettoyage à la fin de chaque tâche, afin d’éviter que la poussière chargée de silice ne se propage.
-Eviter tout balayage à sec et tout nettoyage à l’air comprimé des aires de travail ainsi que pour les vêtements. Préférer l’utilisation d’un chiffon humide ou d’un aspirateur équipé d’un filtre HEPA.
-Changer régulièrement de tenue de travail.
-Douche à la fin de l’activité. -mettre des installations sanitaires équipées d’eau propre, de savon et de serviettes individuelles à la disposition des travailleurs exposés à la silice
-Veiller à ce que la buanderie et les pratiques de blanchissage soient adaptées au lavage du linge contaminé par de la silice.
-Mettre à disposition des vestiaires double compartiment.
-Interdire de manger, boire et fumer sur le lieu de travail.
-Afficher des avertissements en nombre suffisant pour alerter le personnel des dangers associés à l’exposition à la silice. Il devrait au minimum y avoir une pancarte à chaque entrée de l’espace de travail indiquant :
.L’espace de travail crée un risque d’exposition à de la poussière de silice
.L’accès à l’espace de travail est réservé aux personnes autorisées
.Le port d’appareils respiratoires est obligatoire dans cet espace de travail.