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Nuisance : incident acoustique

L’International Telecommunications Union European Transmission Standards Institute (ITUETSI) définit ainsi le choc acoustique (CA) : « Toute perturbation temporaire ou permanente du fonctionnement de l’oreille ou du système nerveux auditif pouvant être causé à l’utilisateur par une élévation brutale et inattendue de la pression acoustique du système de télécommunication ».

Le bruit responsable, dénommé « incident acoustique » (IA), peut être un sifflement, un larsen, une sonnerie de Fax… Sans niveau précis, il se manifeste sur un temps court.
Cette symptomatologie a été observée dans les centres d’appels téléphoniques, lors du travail avec casque d’écoute téléphonique et dans un contexte d’attention auditive soutenue. Le CA est à différencier du « traumatisme sonore aigu ». Ce dernier est accompagné d’une surdité symétrique, prédominant sur les fréquences aigues avec perte majeure de cellules ciliées externes.

Symptomatologie clinique du choc acoustique
Immédiatement et jusqu’à quelques heures après un IA, le patient va développer une symptomatologie avec otalgie, voire une douleur de la face, avec une sensation de « blocage » de l’oreille. Ces symptômes cèdent en quelques jours (spontanément ou après traitement). Un acouphène, une hypersensibilité aux bruits s’observent en cas de récidives de nouveaux IA.
Si les CA se répètent une chronicisation peut être à l’origine d’hyperacousie, acouphène, audition ouatée et symptômes psychologiques de type état de stress post-traumatique et cliniquement sans pathologie de l’oreille moyenne. La perte auditive objectivée sur l’audiogramme reste rare discrète et localisée aux basses fréquences. On parle de « syndrome du choc acoustique ».
Les mécanismes du choc acoustique touchent probablement plusieurs structures anatomiques :
- L’oreille moyenne avec syndrome tonique du muscle tenseur du tympan innervé par le trijumeau (réflexe stapédien)
- L’oreille interne avec dysfonction cochléaire pouvant expliquer l’acouphène et les cas de surdité neurosensorielle associée
- Le système nerveux central sérotoninergique.

Le traitement
- En post CA immédiat : antalgiques, myorelaxants (pour le muscle tenseur du tympan), repos auditif relatif et explications détaillées sont importants.
- Aucune thérapeutique n’a encore été officiellement validée dans le « syndrome du CA ».Les thérapeutiques qui ont jusqu’alors montré la plus grande efficacité sont celles de référence concernant les acouphènes et l’hyperacousie.

La prévention repose sur la prévention des incidents acoustiques. Ces événements électro-acoustiques proviennent généralement de mauvaises isolations (perturbations électromagnétiques/ boucles de courant). Des dispositifs limiteurs de niveau sonore et des filtres équiperont les casques d’écoute.